L’indécis-e
Tu es probablement primo-romancier-e, et tu hésites entre l’édition traditionnelle et l’autoédition pour ton projet en cours. Tu cherches à amasser de l’information pour t’aider à décider.
Je suis désolée, je vais de nouveau te demander de choisir… Car, d’expérience, les personnes qui « hésitent » entre ME et AE sont en réalité de deux types, et mes conseils ne sont pas du tout les mêmes selon que tu es l’un ou l’autre :
A Ton vrai but, ton rêve, c’est l’édition traditionnelle. Au fond, l’autoédition serait un choix par dépit, même si tu n’oses pas trop l’admettre, peut-être même pas à toi-même — parce que ce n’est pas politiquement correct, que tu crains de paraître élitiste ou borné-e, ou encore parce que tu as peur que ce contrat d’édition n’arrive jamais, que ce ne soit qu’une chimère impossible.
B La vraie raison de ton hésitation est qu’il y a pas mal d’aspects qui t’inquiètent, voire te déplaisent dans l’édition traditionnelle… sauf que tu as l’impression de ne pas être capable de prendre en charge toutes les casquettes de l’autoédition. Tu as peur que ça représente trop de temps, trop d’énergie, trop d’espace mental, voire trop d’argent.
Je t’encourage à être très honnête… Personne ne te juge ici.
Avertissement : c’est juste mon conseil. Bien sûr, tu fais toujours ce que tu veux.
Si tu es plutôt A :
Je comprends la tentation de te tourner vers l’autoédition si tu accumules les refus (ou si tu as juste peur d’en recevoir). Cependant, dans ce cas, l’autoédition ne serait qu’une distraction, un délai sur le chemin qui mène à ton but réel. Et, surtout, cela peut être un délai épuisant et coûteux, que tu regretteras d’autant plus.
Si tu n’es pas à 100 % convaincu-e par l’autoédition, tu auras beaucoup de mal à y faire de l’argent — c’est déjà compliqué pour n’importe qui à la base. Chaque difficulté (et il y en a!) risque de te frustrer doublement.
À la place, je veux te rappeler qu’il n’est pas rare pour les écrivain-es, même les plus célèbres, de ne pas publier leurs premiers romans (oui, au pluriel!). La plupart du temps, ça leur prend plusieurs essais avant d’arriver à écrire un roman publiable. Alors, continue à écrire, à t’améliorer et à soumettre.
De plus, ça peut aussi être une question de timing : peut-être que le (sous-)genre que tu as choisi n’est pas assez recherché en ce moment. Garde-le au chaud; une fois que tu auras mis le pied dans la porte d’une ME avec un autre manuscrit, il est possible que le précédent soit plus facile à vendre. Ou alors, la mode va finir par changer à ton avantage.
Enfin, à tout hasard, sache que je propose un service d’analyse éditoriale destiné précisément aux personnes qui cherchent à améliorer leurs chances de recevoir un « oui » d’une ME : clique ici si tu veux plus d’infos.
Si tu es plutôt B :
Je ne peux que te conseiller l’autoédition! Si tu n’es pas à 100 % convaincu-e par l’édition traditionnelle, tous ses irritants (et ils sont nombreux) risquent de s’avérer insupportables et de gâcher ton rapport à ton roman, voire à l’écriture.
Du reste, je peux t’affirmer que l’idée que l’autoédition représente plus de temps et plus de jus de cerveau que l’édition tradi pour les auteur-ices est un mythe! Pour ma part, je prône une autoédition slow et minimaliste, que l’on construit pierre par pierre avec le temps et les moyens qu’on a.
Si tu veux voir mes paroles en action, que je te le prouve plutôt que je me contente de te le dire, sache que j’ai publié mon dernier livre en une semaine, en ne dépensant que le prix d’une bêta-lecture… J’ai détaillé aussi bien le projet que le résultat de l’expérience dans des articles payants de mon Substack.
Tu peux d’ailleurs avoir instantanément accès à tous mes contenus payants, pas juste ceux-là, pour seulement 10 $ / 7 € (soit un mois d’abonnement, que tu n’es pas obligé-e de renouveler) : s’abonner.